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Sylvia Plath à Wellesley en 1953

Sylvia Plath

Les jeunes femmes et la Mort

Gatineau. Le lundi 12 mai 2014. Début de ma semaine de gardiennage. Soleil, ce matin. Soleil, tout éveillé. Mais soleil gâté par le sommeil ancestral. Voici que je rêve dans le jour les nuits passées à trépasser. Les enfants se préparent pour l’école. J’ai des mots en bouche sans la cendre pour les amender. Les mots neufs viendront plus tard, quand je m’assoirai à la table du patio pour les ajouter aux vieilles paroles quotidiennes.

On sonne ; je vais ouvrir ; c’est la gentille voisine, et sa fille. Elles viennent chercher Anne-Sophie pour l’amener à l’école. Nous nous présentons. La gentille voisine s’appelle… Isabelle Fortier ! Souffle coupé, je reste là, planté comme un cèdre de jardin. Puis je me penche pour câliner ma petite-fille avant de les regarder s’éloigner dans le matin. Sur le seuil, je demande à la fée Synchronicité de me foutre la paix. Une fois de plus.

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Publié le 9 mai 2015 à 19 h 09 | Mis à jour le 17 janvier 2017 à 11 h 16

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