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Diane Vincent ©Denis Baribault

Diane Vincent

Dante, de la rue à l’enfer

Bien avant de représenter l’auteur célébrissime, immortel, colossal… dantesque, Dante (prononcer à la française) a été une rue de mon enfance.

À cette époque, le quartier Villeray de Montréal, plutôt homogène, avait des îlots aux sonorités italiennes où l’expression « barrière de la langue » prenait tout son sens. Quelques mots de ce « charabia » suffisaient pour activer méfiance et préjugés, repli, contournement, bravades et défis. Pourtant, si les francophones et les italophones vivaient dans des mondes à part, ils partageaient malgré tout des espaces communs – si on peut qualifier d’espaces les coude à coude résignés dans les autobus bondés. Dès que j’ai eu l’âge de m’éloigner de la maison pour la peine, j’ai aimé d’emblée ces zones incongrues, avec leurs commerces dans lesquels je n’aurais jamais osé entrer et leurs trottoirs animés où les hommes palabraient en gesticulant abondamment . . .

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Publié le 12 juillet 2015 à 9 h 52 | Mis à jour le 8 octobre 2015 à 14 h 52

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