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Valentine De Saint-Point

Valentine de Saint-Point (1875-1953)

Valentine de Saint-Point est une figure oubliée de l’avant-garde parisienne des années 1910 : « femme futuriste » aux côtés de F. T. Marinetti, inventrice d’une danse, la Métachorie, elle est une expérimentatrice de formes artistiques et l’auteure de plusieurs romans inclassables sur l’amour et l’inceste – jugés sulfureux et amoraux – qui interrogent les relations familiales dans une perspective genrée.

En 1924, après s’être convertie à l’islam, elle s’installe en Égypte où elle cesse toute écriture romanesque, se consacrant à une prose critique engagée contre le colonialisme occidental en Orient.

Une (re)découverte progressive

En 2005, les Mille et une nuits ont réédité plusieurs manifestes que Valentine de Saint-Point avait écrits et déclamés en 1912 et 1913 : le Manifeste de la femme futuriste, le Manifeste de la luxure, ainsi qu’une conférence sur la littérature italienne1. En 2009, une exposition à l’Italian Cultural Institute de New York a présenté des performances de Valentine de Saint-Point, ce qui a donné lieu à la publication d’un ouvrage qui vient de paraître sous la direction d’Adrien Sina : Feminine futures : Valentine de Saint-Point, Performance, danse, guerre, politique et érotisme2. Ces ouvrages contribuent à faire revivre cette figure oubliée de la littérature française que Faouzia Zouari et Véronique Richard de la Fuente ont été les premières à redécouvrir3.

Du vivant de Valentine de Saint-Point, deux études lui avaient déjà été consacrées : en 1912, Jacques Reboul publie Notes sur la morale d’une « annonciatrice », Valentine de Saint-Point, chez l’éditeur Eugène Figuière (le même qui publie à cette époque deux recueils de poèmes de l’auteure : L’orbe pâle et La soif et les mirages) ; en 1923, Henri Le Bret publie aux éditions Aloes un Essai sur Valentine de Saint-Point. Ces deux études critiques témoignent de l’intérêt porté à cette écrivaine qualifiée d’annonciatrice, d’avant-gardiste ou de pionnière, dont tous soulignent l’incroyable créativité, l’audace et le génie, mais aussi le caractère atypique et inclassable.

Belle Époque et avant-garde parisienne

Née en 1875 à Lyon, Valentine de Saint-Point est l’arrière-petite-nièce de Lamartine, à qui elle voue une véritable admiration. En 1904, libérée de plusieurs histoires conjugales compliquées, elle devient une figure artistique de la Belle Époque : elle s’initie à la peinture avec Micha, pose pour Rodin, avec qui elle entretient une correspondance suivie, côtoie Rachilde et Maurice Ravel, et devient la compagne de Ricciotto Canudo. Cet artiste italien installé en France, théoricien du cinéma (il est l’auteur de l’expression « septième art »), fonde la revue Montjoie !, « organe de l’impérialisme artistique français, gazette bimensuelle illustrée » défendant la conception d’un art « cérébriste ». C’est dans ce milieu intellectuel et artistique de l’avant-garde qu’évolue Valentine de Saint-Point. En 1912, dans son atelier gothique tapissé de vieux ornements sacrés, elle organise des soirées apolloniennes où elle présente des spectacles, entre autres des représentations de Rachilde, de la musique de Moussorgski, de Claude Debussy ou de Maurice Ravel. Son atelier est un foyer d’activités artistiques et draine le passage de personnalités de cercles littéraires connus : celui de l’Abbaye de Créteil ou celui de Paul Fort. On y voit Apollinaire, Jean Cocteau et Marinetti, qu’elle est l’une des premières à accueillir dans son atelier de la rue de Tourville après l’avoir rencontré chez son éditeur Albert Messein. Cette rencontre est décisive pour Valentine de Saint-Point, qui devient la « femme futuriste » : le 27 juin 1912, salle Gavaud, elle déclame son Manifeste en présence des futuristes et proclame le nécessaire avènement d’une femme nouvelle et virile : la « Surfemme ».

De la guerre de 1914 à l’Égypte : un trajet en vent contraire

En 1914

Le déclenchement de la guerre en 1914 allait déstructurer le champ culturel parisien. Valentine de Saint-Point voit ses amis artistes partir dans les tranchées : elle décide d’entamer une série de voyages. Aux États-Unis d’abord, afin de diffuser ses idées sur la Métachorie, une danse idéiste et cérébrale qu’elle a créée quelques années auparavant ; en Espagne et au Maroc ensuite, où elle se convertit à l’islam (dans des circonstances qui restent relativement mystérieuses) ; en Égypte, enfin, où elle s’installe finalement de façon définitive et s’engage dans une lutte pour le nationalisme égyptien et syrien contre les intérêts de la Grande-Bretagne et de la France. Jusqu’à sa mort en 1953, elle ne publie que des textes politiques ou journalistiques (elle crée Le Phœnix, Revue de renaissance orientale qui paraît de 1925 à 1927, et publie La vérité sur la Syrie, un essai dénonçant le mandat français au Moyen-Orient. Le seul recueil poétique qu’elle publie en Égypte est La caravane des chimères en 1934). En mettant le pied sur le sol égyptien, Valentine de Saint-Point renonce donc à la fiction au profit d’une réflexion sur la renaissance de l’Orient et son apport spirituel à un Occident jugé trop rationnel. Elle avait compris ce que Samuel Huntington appela plus tard le « choc des civilisations4 ».

Valentine de Saint-Point, romancière sulfureuse de l’amour ?

Valentine de Saint-Point est l’auteure de la Trilogie de l’amour et de la mort, composée de trois romans parus entre 1906 et 1911, soit pendant sa période « parisienne », qu’Henri Le Bret qualifie d’« individualiste ». Chaque texte correspond en effet à un stade de prise de conscience de l’individualité : « le stade animal, où l’être est une simple force de la nature ; le stade humain, où il prend conscience de son orgueil ; le stade surhumain, où il se réalise jusqu’à se croire un Dieu. Cet individualisme est total : il a paru excessif. Ne dépasse-t-il pas toutes les normes ? Ne renverse-t-il pas toutes les morales et toutes les religions5 ? » Les romans de Valentine de Saint-Point mettent en effet en cause l’ordre établi et la morale bourgeoise et judéo-chrétienne en abordant plusieurs tabous. Ces trois textes en prose forment un ensemble cohérent, tant sur le plan de la forme que sur celui des problématiques abordées, particulièrement ancrées dans une réflexion genrée sur l’amour, les relations filiales et la féminité. Ces œuvres sont plutôt bien accueillies par la critique d’avant-garde et la critique la plus progressiste6 – comme celle d’Henri Duvernois qui appelait à cesser de considérer le sexe de l’auteure pour juger de la qualité d’un ouvrage. Elles renouvellent l’étude de la psychologie et des comportements féminins en fonction d’un idéal de « Surfemme » à l’allure nietzschéenne.

Selon Valentine de Saint-Point, la femme doit avoir volonté, orgueil et énergie pour dépasser ce rôle auquel la société l’a assignée, celui de la bonne mère de famille mièvre et sentimentale. La femme que Valentine de Saint-Point célèbre doit être virile, capable de s’engager – fût-ce dans des batailles guerrières – et de déclarer à ses ennemis, à l’instar de Caterina Sforza à propos de son propre fils : « Tuez-le ! j’ai encore le moule pour en faire d’autres7 ! » Femme futuriste, elle va plus loin encore que Marinetti dans le rejet du sexe faible, comme l’indique une lettre qu’elle adresse au maître italien : « […] moi, femme que vous dépréciez tant, je suis d’accord avec vous, Futuristes, sur bien des points. Je suis aussi pour la guerre et les idées fortes qui tuent, je hais la morale et le féminisme socialisants. Les femmes ont mieux à faire que de s’échiner dans des usines ! Le problème, Marinetti, c’est que la société contraint les femmes à se transformer d’êtres supérieurs en personnages languissants et sentimentaux que je déteste autant que vous, tout comme je déteste ces rôles d’ouvrières anonymes que les féministes tiennent tant à promouvoir8 ».

Le personnage féminin de la Trilogie, nommée Divine dans le premier volume, puis Unique dans les deux autres, représente à bien des égards cet idéal féminin prôné par l’auteure dans ses écrits théoriques. Dans Un amour, elle expose dès les premières pages sa particularité : « […] je ne suis pas une femme semblable à celles qui m’entourent : je n’ai pas le goût du monde, des visites, des thés, des essayages. Les flirts se heurtent à mon ironie, à ma sauvagerie, à mon dédain » et, à son amant qui lui demande pourquoi elle n’est jamais tendre avec lui, c’est avec aplomb qu’elle répond : « Non, mon Aimé, je ne suis pas tendre et je ne veux pas être autre que je suis. Je suis brutale et voluptueuse, volontaire et orgueilleuse, je suis une sauvage ». Étonnant, ce personnage féminin de la littérature des années 1910 qui s’affirme avec autant de rage et de détermination face à un amant perplexe.

Un amour, 1906

Un amour est un roman épistolaire composé de lettres entre un « passant » et une « passante », qui deviennent vite « l’ému » et « l’émue » puis « l’amant » et « l’amante ». Sont ainsi dévoilés deux visions, masculine et féminine, du désir et de l’amour9, mais aussi l’esprit et le sens de la répartie de Divine dont l’écriture incisive et ironique rabroue sans cesse l’amoureux. Ainsi, lorsqu’elle évoque leurs premiers ébats, c’est pour désacraliser la victoire de l’homme : « […] j’ai livré à vos préférences maladroites un corps immobile, calme et attentif. Donc, Monsieur, il n’y a pour vous aucune gloire à vous être gauchement égaré dans mes dentelles. Je vous dois une mesquine distraction, qu’au hasard des minutes, je juge égayante ou méprisable ». Un amour est la constitution parallèle de deux personnalités : celle d’une femme qui apprend à devenir rebelle contre la prétention de l’amant à plaire ou à se pavaner de ses exploits, celle d’un homme dont on lit entre les lignes la terreur d’être abandonné. Valentine de Saint-Point livre quelques bonnes pages où elle tourne en dérision le type de l’amant jaloux dans une rhétorique parodique.

Cependant, l’œuvre n’est pas entièrement tournée vers la dérision. Cette tendance à railler les relations amoureuses porte un nouvel idéal du désir que Valentine de Saint-Point théorisera en 1913 dans son Manifeste de la luxure : « Qu’on cesse de bafouer le Désir, en le déguisant sous la défroque lamentable et pitoyable des vieilles et stériles sentimentalités. Ce n’est pas la luxure qui désagrège et dissout et annihile, ce sont les hypnotisantes complications de la sentimentalité, les jalousies artificielles, les mots qui grisent et trompent, le pathétique des séparations et des fidélités éternelles, les nostalgies littéraires ; tout le cabotinage de l’amour. Détruisons les sinistres guenilles romantiques, marguerites effeuillées, duos sous la lune, fausses pudeurs hypocrites ! ». Un amour est la complète remise en cause de ce « cabotinage » romantique au profit d’une réflexion profonde sur l’amour. Le journaliste socialiste Louis Lumet ne s’y trompe pas : « […] ses deux héros aiment et souffrent en dehors de la commune humanité, comme des géants. [L’auteure] a trouvé d’admirables cris de joie et des accents profonds de douleur. Le corps tourmenté de ses amants ressemble aux beaux marbres frénétiques du grand statutaire Auguste Rodin10 ».

La fin de l’œuvre voit Divine devenir enceinte de Siegfried, conçu dans une atmosphère wagnérienne toute fin-de-siècle : « […] si Schopenhauer a dit vrai, si le couple ne tend qu’à l’enfant, si Nietzsche a dit vrai, si la joie de l’enfantement n’est que la satisfaction de la grande dette payée à l’avenir, je suis, et nous sommes heureux, Divine. […] L’épanouissement superbe de notre orgueil dans une naissance nouvelle de nos êtres réunis, est au-delà de tout bonheur ». La conception d’un enfant dépasse toute considération amoureuse pour atteindre une perfection divine. Pourtant, l’amant meurt avant la naissance de l’enfant : elle finit de le porter dans une absolue solitude uniquement baignée de musique et d’œuvres picturales. Le roman s’achève ainsi : « Enfant de l’amour, de l’ardente volupté, des émotions, de la mort, de notre joie, de ma tristesse exaspérée ; né de l’amour, droit sous le faix de l’art étouffé dans le Couple créateur, et de l’art réalisé dans les Maîtres, il est trois, il est la synthèse glorieuse. Il ne peut être qu’un Génie ou un Fou ».

Un inceste, 1907

En effet : c’est ainsi que Divine (appelée « Unique » par son fils), élève Siegfried, en enfant surprotégé, « sensitif », dont la créativité géniale confine à la folie. Siegfried voit et comprend le monde comme il lirait une partition musicale, ou par synesthésie : « […] sa pensée lui arrivait en notes et en rythmes, sa pensée était à l’infini vibrante et sonore ».

Un inceste commence dix-huit ans après la naissance de Siegfried, sur une scène qui se déroule dans un salon mondain. Cette première rencontre du jeune éphèbe fiévreux et dolent avec le monde est un choc, restitué par une focalisation interne qui rend compte d’un trouble poussé à l’extrême. Un blanc clôt cette scène dramatique et oppressante : c’est l’évanouissement puis la prise de conscience du monde. Siegfried veut désormais voyager pour renaître, retourner à l’origine et s’émanciper d’une mère qui refuse catégoriquement de mettre fin à cette « œuvre » qu’elle n’a pas achevée. C’est ainsi que la relation fusionnelle entre cette mère et son fils franchit le pas de l’inceste, envisagé, dès l’épigraphe de l’œuvre, comme une métaphore de la nature : « […] des mères douloureuses et orgueilleuses, sans oser le déchiffrer, ont dû faire ce rêve : ne point abandonner au hasard de leur œuvre incomplète, ne pas, après l’éclosion de la fleur de leur sang fécond et de leur volonté ardente, jeter sa fragilité juvénile aux souffles inconscients et impassibles de la tempête, achever et parfaire leur œuvre, dans la joie et la douleur après avoir créé l’enfant, créer l’Homme. L’arbre ne rejette point la fleur, il la mûrit jusqu’au fruit ».

Le texte de Valentine de Saint-Point s’inscrit dans la volonté nietzschéenne d’oser déchiffrer le désir prétendument inconscient des femmes. Un inceste interroge le lien des femmes à la perversité et aux déviances en abordant sans détour le tabou d’une mère amoureuse de son fils. L’initiation sexuelle fait l’objet de plusieurs pages : face au désir d’émancipation de son fils, les forces de la mère sont décuplées. Elle l’étreint au point qu’« un cri surhumain raya le silence, vibra longuement sur les cordes sonores et inertes, coutumières de la joie et de la détresse, et se subtilisa jusqu’au soleil triomphant. Dix-huit années étaient effacées. Un homme était né. Un reflet lumineux accusait la splendeur d’un vieil ivoire : le Christ. Celui qui dit ‘à ceux qui auront beaucoup aimé, il sera beaucoup pardonné’ ». Un inceste abolit la honte des sentiments et s’inscrit clairement contre une tradition judéo-chrétienne moralisatrice, mais inspire aussi, paradoxalement, une réflexion sur la possibilité d’un amour chaste et pur, dénué d’intérêt.

On imagine aisément qu’un tel ouvrage ait été traité d’« ordure », mais certaines critiques furent plus élogieuses. Celle parue dans Le Mercure de France du 15 décembre 1908 salue l’audace de Valentine de Saint-Point, tant dans le sujet abordé que dans la modernité lyrique du style : « […] ce livre pose ardemment et de façon neuve le problème douloureux de la maternité jalouse de son œuvre jusqu’à l’amour. […] La thèse était hardie, la voici traitée avec tant de chaleur, de noblesse, de lyrisme, que l’audace du sujet disparaît et l’on n’entend plus que le chant vibrant ou inquiet de deux âmes qui ont voulu connaître jusqu’à l’extrême l’effusion et l’amour des êtres. […] C’est l’épopée lyrique de la douloureuse et orgueilleuse modernité11 ».

Une mort, 1911

Unique finit par se suicider pour permettre à Siegfried d’avoir assez de douleur pour créer en musique. Pourtant, c’est un échec : il épouse une femme médiocre, a un enfant ordinaire, et n’écrit qu’une seule composition. Le roman Une mort est conçu comme une rétrospection. Siegfried se voit, comme extérieur à lui-même, et ne cesse de ricaner, portant un regard ironique sur lui-même : au lendemain de la mort d’Unique, et malgré son mariage, il reste un homme profondément seul. Le roman s’achève sur une scène à la fois cruelle, pathétique et ironique : alors que, mort à l’intérieur, Siegfried a décidé de mettre fin à toute activité artistique et joue ses dernières notes au piano, sa fille vient lui parler : « ‘– Maman a dit qu’il était ridicule qu’on paie un professeur de piano tandis que tu pourrais, au moins, me donner ces leçons. Moi, tu sais, cela ne m’amuse pas le piano, pas plus que le dessin et la lecture, mais il paraît que les jeunes filles comme il faut doivent savoir toutes ces choses, alors…’ Elle était même résignée ! » C’est un double triomphe du mode de vie bourgeois qui signe la faillite de l’idéal de Divine et Siegfried : l’épouse est prête à tout pour économiser quelques sous, la fillette déjà résignée n’éprouve aucun goût pour l’art.

L’itinéraire de Siegfried constitue à bien des égards un contre-modèle qu’on peut envisager en regard de celui d’Aude, le personnage féminin d’Une femme et le désir, l’un des deux autres romans de Valentine de Saint-Point. Aude est une vieille dame mais elle a su rester solitaire et belle toute sa vie, et c’est ivre d’orgueil qu’elle relit toutes les lettres des amants auxquels elle n’a pas cédé. Après avoir vidé le coffre qui contenait sa correspondance, elle dresse un bilan. La partie finale de l’œuvre est ainsi une longue réflexion de la narratrice qui entend redéfinir l’amour, la sexualité et la sensualité, en tenant compte des complexités de l’âme et du corps humain.

De ses manifestes parisiens à ses textes écrits en Égypte, sur la Syrie et l’Orient, en passant par ses romans, Valentine de Saint-Point manie une écriture incisive, à la fois ironique et lyrique, virile et sensible. Son écriture est un engagement pour une pensée nouvelle de la femme – orgueilleuse et émancipée, contrôlant et assumant ses désirs.

 


Valentine de Saint-Point, négatif sur plaque de verre, Bain Collection, Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

1.
Valentine de Saint-Point, Manifeste de la femme futuriste, suivi de Manifeste futuriste de la luxure, Amour et luxure, Le théâtre de la femme, Mes débuts chorégraphiques et La Métachorie (textes réunis, annotés et postfacés par Jean-Paul Morel), Mille et une nuits, Paris, 2005.
2. Feminine futures : Valentine de Saint-Point, Performance, danse, guerre, politique et érotisme, Les Presses du Réel, Dijon, 2011.
3. En 1983, c’est Faouzia Zouari qui a ouvert la voie des recherches sur cette auteure par une thèse de littérature comparée consacrée à cet « itinéraire de l’Occident à l’Orient » (Université Sorbonne Nouvelle) et une biographie romancée, La caravane des chimères, publiée en 1990 chez Olivier Orban. Véronique Richard de la Fuente est quant à elle l’auteure d’un ouvrage riche et documenté : Valentine de Saint Point, Une poétesse dans l’avant-garde futuriste et méditerranéiste, Des Albères, Céret, 2003.
4. Samuel Huntington, Le choc des civilisations, Odile Jacob, Paris, 2007 [1993].
5. Henri Le Bret, Essai sur Valentine de Saint-Point, Aloes, Nice, 1923, p. 28.
6. Une mort fut même un succès de vente pour les éditions Figuière.
7. Valentine de Saint-Point, Manifeste de la femme futuriste, op.cit., p. 11.
8. Correspondance entre Valentine de Saint-Point et Marinetti, collection particulière. Cité par Véronique Richard de la Fuente, op. cit., p. 125.
9. Dans le roman semi-épistolaire Une femme et le désir (Vanier-Messein, Paris, 1910), on ne lit au contraire que les lettres des amants successifs du personnage féminin.
10. « Les Jeunes » dans La Petite République, 18 juin 1906.
11. « L’Inceste », dans Le Mercure de France, rubrique « Les Livres », 15 décembre 1908. 

Valentine de Saint-Point a publié, entre autres :
Poèmes de la mer et du soleil, Vanier-Messein, 1905 ; Un amour, Vanier-Messein, 1906 ; Un inceste, Vanier-Messein, 1907 ; Poèmes d’orgueil, De l’Abbaye & Figuière, 1908 ; Une femme et le désir, Vanier-Messein, 1910 ; L’orbe pâle, Figuière, 1911 ; Une mort, Vanier-Messein, 1911 ; La guerre, poème héroïque, Figuière, 1912 ; La soif et les mirages, Figuière, 1912 ; Le secret des inquiétudes, Vanier-Messein, 1924 ; Manifeste de la femme futuristesuivi de Manifeste futuriste de la luxureAmour et luxure, Le théâtre de la femme, Mes débuts chorégraphiques et La Métachorie (textes réunis, annotés et postfacés par Jean-Paul Morel), Mille et une nuits, 2005.

 

Publié le 24 mars 2014 à 12 h 40 | Mis à jour le 13 février 2018 à 23 h 04

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