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Christian Guay-Poliquin

Voyage à Tombouctou

QUAND IL LISAIT,
ses cigarettes se consumaient souvent seules, entre ses doigts. De temps à autre, il levait la tête avec un air étonné. Il écrasait son mégot dans le cendrier, jetait un long regard par la fenêtre puis replongeait dans son livre.

Mon père passait de grandes parties de ses journées là, debout, derrière l’îlot de la cuisine. C’était sa place. C’était son royaume. C’était là qu’il prenait son café, préparait les repas et fumait en faisant tourner silencieusement les pages de ses bouquins.

Parfois, quand nous étions à table ou simplement de passage dans la cuisine, il nous racontait ce qu’il était en train de lire. Il s’appliquait à décrire les scènes, les aventures, les paysages comme s’il était de retour après un grand périple. Nous l’écoutions avec un certain sourire. Et il le savait bien. Les mondes qu’il évoquait étaient étranges, lointains, incroyables. Tout y était diff . . .

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Publié le 21 juin 2017 à 15 h 22 | Mis à jour le 21 juin 2017 à 15 h 59

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