Par Jean-Paul Beaumier

Alors que Borges s’enfonçait peu à peu dans la cécité, Ducharme s’est d’emblée soustrait à la vue. Né-cessité oblige si l’on veut demeurer à l’abri du tapage médiatique. Et être à l’affût. D’un son, d’un objet, d’une image. Longtemps, une seule fut jetée en pâture aux médias, qui le lui ont bien rendu, l’enfantôme tenant son pari envers et contre tous. De force tout autant que de gré, car pour tenir pareille position, il n’y a qu’un seul degré qui vaille, qui n’est pas celui du zéro de l’écriture. Aucune compromission, voilà tout. Quitte à voir se déro­ber sa propre identité sous les traits d’un critique établi, voire d’une comédienne. Seule la littéra­ture compte. Tout le reste n’est que division, soustraction, multiplication de malentendus.,,