Par routes, rails, rivières…

« Il me semble parfois que les grandes émotions de la vie et même le sentiment de vivre, c’est-à-dire de frémir, je les ai ressentis le plus profondément en route, quelque part, dans de petits trams cahotants ou dans les longs trains hurleurs, ou encore à pied, par des rues inconnues de villes où je ne connaissais âme qui vive. Ainsi roulent, voyagent, marchent inlassablement les personnages de mes livres, et est-ce étonnant quand moi-même me suis si peu souvent assise et n’ai pour ainsi dire cessé toute ma vie d’être en marche ? »
Gabrielle Roy, La détresse et l’enchantement

Les auteurs du présent dossier revisitent, chacun chacune à sa façon, parfois très personnelle, la trame d’une vie et d’une œuvre où s’allument la figure de la mère, les paysages de l’enfance, les « routes primordiales » comme celles « où l’on se perd absolument »…

En complément : un article consacré à la « Gabrielle Roy du Canada anglais », Margaret Laurence, précédé de « Pardonnez-moi ce long silence », réflexion tout actuelle inspirée par la récente publication de la correspondance qu’ont entretenue les deux grandes Manitobaines.

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