C’est pendant toute l’année 2007 que le magazine fête son 25e anniversaire et l’occasion se prête bien à la reprise du projet d’exploration du monde des lettres étrangères, amorcé en 1983 par un numéro consacré aux écrivains de la Nouvelle-Angleterre, réalisé sous la direction de Marc Chabot, Sylvie Chaput et Jean Provencher.

Ont suivi au cours des années les dossiers littéraires les plus divers* dont plusieurs sur les littératures des Amériques (littérature de l’Équateur, du Costa Rica, du Brésil, etc.).

Cet été 2007, c’est au tour du Mexique de retenir notre attention guidée par Louis Jolicœur, écrivain, professeur et traducteur littéraire, qui met en lumière les éléments fascinants de cette culture. Évoquant les relations qui s’établissent entre nos deux sociétés, Louis Jolicœur présente une vision superbe du rôle des traducteurs. «[…] la traduction, ultime étape de ce jeu de miroirs, est bien plus que l’outil par lequel on découvre l’autre », […] elle est « une forme de périphérie : on s’approche de l’autre sans le heurter, on l’explore sans le dénuder, […] elle écoute quelqu’un avant de prêter attention aux mots ».

Un premier texte de Silvia Eugenia Castillero met en lumière la poésie de XavierVillaurrutia. L’exposé s’accompagne d’un inédit du poète : « Dix morts », traduit par Silvia Pratt et Louis Jolicœur, poème d’une grande beauté.

Humberto Guzmán. quant à lui, dresse un panorama très large des Suvres de fiction, romans et nouvelles qui enrichissent les lettres mexicaines.

Toujours dans le domaine du roman, l’article qui suit, de Javier Vargas de Luna, porte sur une Suvre exceptionnelle, le Pedro Páramo de Juan Rulfo, qu’il présente comme « un roman à contre-courant » encore aujourd’hui après cinquante ans. « Roman de murmures réveillés par des murmures qui se réveillent.»

Dans les inédits, d’autres ouvrages de fiction prennent leur place. « Un printemps torride », traduit par Nahed Noureddine, fait connaître un auteur prolifique, Marco Aurelio Carballo, récipiendaire de plusieurs prix littéraires, très actif dans le domaine de la culture.

Auteur également de première importance, grand animateur culturel, Hernán Lara Zavala propose une nouvelle inédite traduite par Caroline Létourneau, « Cap sur l’Histoire », tirée du recueil Rumbo a la historia.

Suit un article de Linda Amyot, « Mexicanas », sur les écrivaines mexicaines. L’auteure souligne, entre autres aspects communs au Québec et au Mexique, la contribution des femmes dans la création littéraire.

Au terme de ce dossier, Silvia Pratt, nous offre un poème, « Île de lumière », traduit par Louis Jolicœur.

Toujours du côté de l’hispanophonie, Luc Martineau présente un échange entre le journaliste Ignacio Ramonet et le personnage le plus haut en couleur de l’Amériques latine, Fidel Castro.

Retour aux deux rubriques habituelles ; l’« écrivain méconnu du XXe siècle » est consacrée à un auteur français très prometteur fauché en pleine jeunesse par la guerre, Jean Prévost, que François Ouellet présente comme un romancier d’une grande exigence morale, un auteur engagé.

Quand à la raison invoquée par François Lavallée pour se disculper de maintenir Alexandre Dumas à distance, elle n’a jamais été abordée dans la rubrique « le livre jamais lu ». Elle vous étonnera, mais vous convaincra-t-elle ?

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