Nuit blanche

République de l’Équateur

« Traverser l’Équateur, c’est un peu comme entreprendre un voyage qui commencerait sur la ligne de l’Équateur pour s’achever quasiment au Pôle sud. »
Baron Friedrich Von Humboldt


Géographie


Situé en bordure du Pacifique, avec, à l’ouest une frontière maritime avec le Costa Rica, limité au nord par la Colombie, au sud par le Pérou, l’Équateur compte parmi les plus « petites » républiques d’Amérique du Sud avec l’Uruguay et le Paraguay. La république de l’Équateur s’étend sur 800 km le long de la côte du Pacifique et couvre 1 351 980 km2. Deux chaînes andines traversent du nord au sud le pays, qui se trouve ainsi divisé en quatre zones nettement différenciées. La plaine côtière, où vit 49,2 % de la population, s’élargit jusqu’à 150 km. Son climat est tropical au nord et très sec au sud. La sierra ou région andine, est formée par deux massifs entre lesquels s’étend une dépression située à 2 800 m d’altitude. Là se trouve Quito, la capitale, où vit 45,8 % de la population ; le climat y est tempéré.

Les sommets des deux cordillères sont jalonnés par les cônes de cinquante et un volcans dont plusieurs sont encore en activité, notamment le Cotopaxi (5 897 m) , le Pichincha (4 777 m) , qui domine Quito, et surtout le Chimborazo (6 310 m) . La plaine amazonienne, au climat chaud et humide, couverte de forêts tropicales, s’étend au-delà des Andes et abrite 4 % de la population. L’archipel des Galápagos (7 844 km2) , situé à 500 milles à l’ouest des côtes, fait également partie du territoire équatorien. Le grand centre économique de l’Équateur n’est pas la capitale mais Guayaquil qui est aussi le plus grand port du pays.


Histoire


Les premiers vestiges attestant la présence de l’homme dans la région de l’Équateur se remontent à quelque il y a environ 10,000 ans avant J-C et ce pays a conquis une place d’intérêt mondial dans les sciences américanistes par le fait surprenant qu’on y a créé la première céramique des Amériques (env. 3500 av. J-C). Les civilisations qui s’y sont développées par la suite ont laissées des vestiges matériels impressionnants et, avant l’invasion des Incas (1500-1553 ap J-C), on retrace une première intégration culturelle et politique connue sous le nom de Royaume de Quito (1000-1500 après J-C). Le territoire de l’actuelle république de l’Équateur faisait partie de l’ Empire inca jusqu’à sa conquête par Pizarro en 1532. L’Équateur proclama son indépendance le 10 août 1809, à la suite d’un mouvement révolutionnaire, mais ne la recouvra réellement et totalement que le 24 mai 1822, après que le général Sucre eut vaincu les Espagnols. D’abord intégrée dans la Fédération de la Grande Colombie fondée par Bolívar, l’ancienne « présidence » de Quito, suivant l’exemple du Venezuela, fit sécession et se proclama « république libre et indépendante » le 13 mai 1830.


Activités économiques


L’économie de l’Équateur est essentiellement fondée sur la production et l’exploitation de matières premières (premier producteur et exportateur mondial de bananes, septième producteur mondial de soja, premier producteur mondial de cacao fin, premier producteur de thon sur le continent, grand producteur de fleurs, etc). Le commerce extérieur équatorien repose sur l’exportation de produits primaires tels que le pétrole, les bananes, les crevettes, les fleurs coupées, et de produits agricoles comme les fruits, le café et le cacao. Une quantité modeste de produits industrialisés est exportée vers les États-Unis et la Communauté Andine. Les États-Unis sont le principal partenaire commercial de l’Équateur ; ils absorbent le tiers des ses exportations et représentent le quart de ses importations. En 2000, les exportations équatoriennes ont atteint la somme de 4 864 millions de dollars, soit une hausse de 8,3% par rapport à 1999. Le facteur ayant le plus contribué à la hausse des exportations est la vente des produits non traditionnels, qui a augmenté de près de 21,2%. En revanche, les produits traditionnels n’ont connu qu’une croissance de 3,7%. Dans les années 90, le pétrole, dont la production s’est accrue régulièrement dans les années 70, est la principale source d’énergie de l’Équateur avec le gaz et l’eau. Le secteur privé canadien a déjà investi près de 3 milliards de $US si on y englobe les secteurs miniers, celui des télécommunications et le nouvel aéroport international de Quito.

 


Sources : Consulat Général de l’Équateur à Montréal : http://www.consecuador-quebec.org/indexfr.htm
Ambassade de l’Équateur en France :
http://www.ambassade-equateur.fr/ambassade.htm
Encyclopaedia universalis : les parcours du savoir. Version 7. Paris :
Encyclopaedia universalis, 2001.

 

 

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Publié le 3 février 2004 à 15 h 35 | Mis à jour le 14 mai 2015 à 11 h 01

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