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Hélène Koscielniak

ON N’SAIT JAMAIS À QUOI S’ATTENDRE

L’Interligne, Ottawa, 2017
175 pages
21, 95 $

Des gens ordinaires qui mènent une vie ordinaire, à qui on a soutiré une parcelle de quotidien pour vous la raconter.

Lauréate de plusieurs prix littéraires, Hélène Koscielniak est une auteure du nord de l’Ontario qui signe en 2017 son premier recueil de nouvelles, On n’sait jamais à quoi s’attendre. Ses racines suivent le cours de ses rêves et se poursuivent jusque sur le papier. Inspirée par la beauté de sa région et la culture qui l’anime, elle teinte ses nouvelles d’histoires qui touchent les gens près d’elle, dans le langage qu’ils connaissent, le tarois. D’ailleurs, elle a même rédigé un essai éponyme sur ce dialecte. Alors, Koscielniak laisse libre cours à ses personnages qui s’expriment en français barouetté, l’argot d’un Ontario qui partage les mêmes enjeux linguistiques que le Québec.

On n’sait jamais à quoi s’attendre, ce sont douze historiettes qui ouvrent une fenêtre sur le vrai monde. Une intrusion dans le salon de votre voisin, sans ostentation, sans tambour ni trompette, dans l’action comme dans la narration. Des phrases, des récits, des dénouements simples, inspirés de la réalité, de l’actualité. Confortable, vous ne serez ni chamboulé, ni ému, ni bouleversé. Les nouvelles de Koscielniak vont droit au but, ne vous font pas attendre pour rien. On pourrait qualifier le titre d’un peu trompeur, mais le récit, de distrayant.

Vous rencontrerez entre autres Julie, la hockey mom intense, qui fait mentir le dicton « l’important, c’est de participer ». Aussi, Joëlle, l’adolescente qui règne chez elle et qui se heurte à la rectitude de son grand-père pendant le voyage de ses parents. Au passage, vous effleurerez Carole, qui est responsable d’une classe lors d’un voyage à l’extérieur et qui s’apitoie sur les difficultés d’un garçon colombien.

Mettez de côté vos soucis de la journée en la finissant sur une note légère. On n’sait jamais à quoi s’attendre saute d’un foyer à l’autre et frôle des thèmes difficiles, mais la maladie mentale, le cancer, entre autres, sont vite oubliés du fait de la brièveté des nouvelles et des personnages que l’Ontarienne ne rend malheureusement (ou heureusement) pas trop attachants; qui ne rendent pas le lecteur trop empathique.

Publié le 13 janvier 2018 à 12 h 22 | Mis à jour le 16 janvier 2018 à 13 h 50

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