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Nous étions le nouveau monde

Jean-Claude Germain

NOUS ÉTIONS LE NOUVEAU MONDE T. 2

LE FEUILLETON DES PREMIÈRES

Hurtubise, Montréal, 2012
308 pages
24,95 $

Jean-Claude Germain est un dramaturge, acteur, écrivain, historien et journaliste bien connu. Il a notamment été directeur du Théâtre d’Aujourd’hui de 1972 à 1982. Dans le second tome de Nous étions le nouveau monde, il regroupe à nouveau des chroniques historiques qu’il a déjà présentées à la radio. Cette fois-ci, la période couverte est celle de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du XIXe. Politiquement, elle va de l’Acte constitutionnel de 1791, qui séparait le Haut et le Bas-Canada, jusqu’au rapport Durham déposé en 1839. Ce fameux rapport dans lequel le gouverneur « avait statué que nous étions ‘un peuple sans histoire et sans littérature’. C’était d’autant plus insultant que c’était vrai. Après la Défaite, les Canayens, ruinés par les Français et défaits par les Anglais, s’étaient d’abord préoccupés de leur survie, puis de leur survivance ».

Jean-Claude Germain relate, en particulier, le bras de fer qui, tout au long de cette période, a opposé les « Canayens », majoritaires à la Chambre d’assemblée, à une oligarchie d’Anglais influents appuyés par les gouverneurs qui se sont succédé, dans leurs efforts incessants pour conserver leurs privilèges. Ceux qui étaient du côté de la Défaite étaient opposés à ceux qui considéraient devoir tirer profit de la Conquête. L’injustice criante, obstinément imposée aux Canayens, a conduit à la Rébellion des Patriotes. Laissés seuls par la France et les États-Unis, ceux-ci n’avaient aucune chance de succès. La révolte s’est conclue dans le sang des Canadiens français (cette expression était encore un pléonasme à l’époque). Des simulacres de procès ont conduit des héros populaires au gibet ou à l’exil.

La figure qui s’est imposée au cours de cette lutte des Canayens contre l’injustice des autorités coloniales a été Louis-Joseph Papineau, qui fut le président de l’Assemblée et l’un des meneurs de la Rébellion. Jean-Claude Germain s’intéresse également à de nombreux autres personnages plus ou moins connus de notre histoire.

La lecture de Nous étions le nouveau monde fera le bonheur de tous ceux et celles qui veulent découvrir ou se remémorer certains des événements qui ont marqué le parcours ayant conduit au Québec que nous connaissons.

Publié le 23 mars 2014 à 16 h 14 | Mis à jour le 7 janvier 2015 à 11 h 44

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