Accueil > Commentaires de lecture > Essai > LA PERTE ET L’HÉRITAGE

Raphaël Arteau McNeil

LA PERTE ET L’HÉRITAGE

ESSAI SUR L’ÉDUCATION PAR LES GRANDES ŒUVRES

Boréal, Montréal, 2018
173 pages
18,95 $

À quoi sert l’éducation ? La réponse à cette question a évolué au fil des siècles, depuis l’Akadémiade Platon jusqu’à nos universités contemporaines commanditées par les institutions financières et les aciéries.

On le sait, au Québec à tout le moins, depuis la Révolution tranquille, les études dites « humanistes » ont « pris le bord », au profit d’une conception utilitariste de l’enseignement, mais aussi dans la foulée d’une certaine vision de la démocratie. Aux jeunes, on choisira dorénavant de faire lire non pas d’abord ce qui les fait grandir, mais ce qui est à leur portée. La méfiance envers tout ce qui pourrait représenter l’autorité, voire tout ce qui pourrait prétendre à une supériorité quelconque, méfiance héritée de Mai 68, a depuis gonflé jusqu’à refuser un ordre de préséance aux œuvres littéraires (entre autres) : sur quelle base prétendra-t-on que

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ? Connectez-vous.

Publié le 28 juin 2018 à 2 h 00 | Mis à jour le 28 juin 2018 à 18 h 39

Partage :
Share Button