Daphné B.

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L’Oie de Cravan, Montréal, 2017
125 pages
16 $

Après Bluetiful, publié à l’Écrou en 2015, Daphné B. offre à nouveau des bribes de son intimité, à grande puissance.

Presque journal, le livre se divise en cinq parties, traversées par le deuil, une quête et la mélancolie. Les titres des sections évoquent l’ailleurs autant que le quotidien. D’entrée de jeu, les portes sont grandes ouvertes sur une intériorité exaltée, à la recherche de sens, souvent triste et vidée. À travers les segments, la poète se nomme, se dénomme, se renomme : Cheyenne, comme ceux qui parlent rouge, comme la vie qui pulse. Puis, un blanc. Le nom de famille est retranché. Nombreux sont les motifs qui reviennent, tout au long du livre : termites et vers pour l’érosion des sentiments, entonnoir pour la folie, globe en verre avec de la neige dedans comme illusion préservée, chute sur la glace, autant d’images pour dresser les murs d’un édifice beau et inquiétant.

La mort est . . .

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Publié le 12 avril 2018 à 15 h 28 | Mis à jour le 26 avril 2018 à 11 h 04

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