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Virgile Stark

CRÉPUSCULE DES BIBLIOTHÈQUES

Les Belles Lettres, Paris, 2015
207 pages
31,95 $

Les technologies ont fait naître de nouveaux supports pour l’information, et les bibliothèques ont tôt fait de s’y adapter pour assurer à leurs usagers un accès au savoir sous toutes ses formes. C’est ainsi qu’au fil des années, elles ont fait une place aux CD, aux DVD et aux ordinateurs connectés à Internet, délaissant au passage leurs lourdes étagères remplies de dictionnaires et d’encyclopédies qui s’avéraient de moins en moins adaptées à la nouvelle réalité.

Toutefois, ces changements ne laissent pas Virgile Stark indifférent.
Ce bibliothécaire d’expérience s’insurge contre le fait que l’institution où il travaille depuis plus d’une décennie se transforme, et qu’elle n’accueille plus entre ses murs autant de livres papier qu’auparavant. Il constate avec désarroi que les étagères remplies de livres sont en partie remplacées graduellement par des tables avec des postes de travail où il est possible d’effectuer des recherches dans des bases de données, des publications électroniques, voire Wikipédia. Partant du constat que le livre électronique semble vouloir remplacer le livre papier, il s’apitoie sur la disparition des bibliothèques telles qu’il les a connues.

L’erreur de Virgile Stark dans son analyse réside dans le fait qu’il ne semble pas concevoir que le savoir puisse exister ailleurs que dans des livres papier. Ce faisant, non seulement il établit un lien de causalité entre la disparition de ces derniers et l’apparition des livres électroniques, mais en plus, en se concentrant uniquement sur la diminution du nombre d’étagères dans les bibliothèques, jamais il ne lui vient à l’esprit que les livres papier puissent circuler indépendamment de ces établissements. C’est ainsi que Virgile Stark sous-estime, voire ignore complètement les aspects bénéfiques qu’Internet apporte au savoir et aux livres papier.

Tout au long de cet essai, l’auteur, qui signe sous pseudonyme – vraiment ? – ne fait que se lamenter sur les changements qui rythment le développement des bibliothèques, ces institutions qui sont le reflet d’une société et de son temps, avec un discours dont les arguments, faibles, se répètent et tombent rapidement à plat.

Publié le 13 février 2016 à 16 h 47 | Mis à jour le 9 février 2016 à 16 h 53

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