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Pierre Guyotat, André Loiselet

Babelle, prise 2

J’ai été vaincu. Par mon propre sang. Celui qu’on appelle la parentèle dans nos nuits d’insomnie. Alors nous avons quitté, Charlotte et moi, un village dont je tairai le nom, dont je ne parlerai plus jamais. L’indifférence ne mérite ni mépris ni silence, seulement un long regard déterminé. Nous avons quitté la mort dans l’arme.

Bientôt, je rendrai mes mots puisqu’ils seront saisis par la vie infinie s’immisçant dans les fissures d’une nature qui parle à tort et à travers au lieu de me répondre avant de crever la bouche ouverte, bouche pleine d’images merveilleuses qui ne naîtront jamais parce que je suis entouré de sourds parfaitement familiaux.

Sur la route de Saint-Georges-de-Beauce, dans le petit froid de l’automne, que des interrogations furieuses sur la méchanceté fondamentale de l’espèce . . .

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Publié le 11 juillet 2018 à 17 h 43 | Mis à jour le 11 juillet 2018 à 17 h 43

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