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Jean-Pierre Guay

Le journal de Jean-Pierre-Guay : Québécois, trop québécois, tout ce qu'il y a de plus québécois

« Les pays sont comme les fruits, les vers sont toujours à l'intérieur. »
Jean Giraudoux

Quand je suis déprimé, je bouquine. Et je bouquine souvent. Pas d'emploi. Une parentèle en miettes, revancharde, sournoise. Une mère que gestapote la fureur Alzheimer. Un village barbant et barbifiant. Un fils qui ne sera jamais au monde. Pauvre petit Moi. Quand je suis déprimé, je marche. Longtemps. Au hasard. Pour toujours terminer ma fuite chez un libraire d'occasion. Là, entre les rayonnages poussiéreux, je tasse sans ménagement un nez rond, un rat gai appuyé sur sa cane et un chat botté (hihihi, ducharmisons)avant de plonger dans le vieil océan de livres qui s'offre à mon silence. Maigre de paroles et de sous, je cherche la page absolue qui me révélera l'autre nature, celle qui brûle au-delà de la prédation et du pouvoir.

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Publié le 4 juin 2003 à 14 h 57 | Mis à jour le 13 avril 2015 à 19 h 14

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